Pourquoi j’ai (presque) arrêté la viande

Hello,

J’ai fais une petite pause au niveau du blog pour me recentrer et décider dans quelle direction j’allais l’orienter. Je vais continuer sur ce qui est naturel mais aussi ajouter un coté plus personnel.

Aujourd’hui, je compte vous parler de la raison pour laquelle je ne mange quasiment plus de viande (excepté du poisson de temps en temps) et cela depuis plus d’un an maintenant. C’est un article qui ne plaira pas forcément à tout le monde mais j’espère que la majorité d’entre vous l’appréciera.

Mes raisons

Les raisons de passer au végétarisme sont souvent les mêmes et je ne fais pas exception à la règle. Il s’agit d’un coté de la problématique du bien-être animal en premier pour moi, mais aussi d’un autre coté, et c’est désormais assez classique : la santé et l’environnement. Les impacts de la consommation de viande sur notre planète sont catastrophiques. Aussi, il est nécessaire de repenser sa façon de s’alimenter. Je ne ferais pas de listing des impacts de la consommation de viande ou encore de ce que mange un végétarien ou autre, vous trouverez ça facilement sur internet ou à la télévision…

Je n’ai pas arrêté du jour au lendemain et je mange encore du poisson (mais je tends à diminuer). A la base, je n’ai jamais été un grand fan de viande ; plutôt le genre à tirer la gueule devant une entrecôte alors que d’autres se régaleraient. J’étais plus charcuterie. Après, au restaurant il m’arrivait de prendre un tartare ou un carpaccio : why not ?

Le premier blocage que j’ai eu concerne tout ce qui est “bébé animal” (veau, agneau…), le gibier et les lapins. C’est arrivé en bonne partie grâce aux (ou suite aux) vidéos d’abattoirs qui ont été diffusées. Quand on me montre un morceau de viande je pense à l’animal et ce qu’il aurait pu vivre. Imaginez un gros lapin tout dufeteux vivant en face de vous dans votre assiette ?

Il y a en ce moment une vidéo qui tourne pas mal sur les réseaux et qui est assez choque.

Nutrition

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Coté nutrition, un végétarien, s’il a une alimentation variée (tout comme dans tous les régimes alimentaires : aucune différence), n’aura pas de carence. Les questions “Mais alors tu manges quoi ?” ou encore “Mais tu n’as pas de carence en protéine” ont leur réponse sur internet très facilement. Et non, il y autre chose à manger que de la salade.

Les végétaliens (et donc végans) doivent prendre des compléments en vitamine B12 (la fameuse), mais les carences n’apparaissent qu’au bout de longtemps après l’arrêt des protéines animales. De plus, aujourd’hui, énormément de monde, et cela quel-que soit le régime alimentaire, se supplémente en différents minéraux et vitamines. Juvamine est connu de tous et ça en est bien une preuve ! Il n’y a donc pas de raison nutritionnelle, sauf soucis de santé particulier, à ne pas tenter à passer au végétarisme.

Concernant les questions sur la vitamine B12 et la nutrition des végans, il existe un groupe Facebook assez connu appelé “Vive la B12” qui contient une mine d’informations.

Spécisme

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Une question importante est surement : Pourquoi je mange encore du poisson et que je ne suis pas vegan ? Concernant le fait de faire une différence entre un chien, un mouton et un saumon, c’est ce qu’on appelle le spécisme. L’anti spécisme c’est le fait de considérer tous les animaux à la même enseigne. Ils sont tous des être sensibles. Je pense qu’Aymeric Caron est l’un des plus connus en France et a écrit plusieurs ouvrages sur le sujet. Naturellement on a moins plus de mal à avoir de l’empathie pour un poisson que pour une boule de poils. Je n’ai aucune autre raison à l’heure actuelle, mais j’essaie de diminuer ma consommation. Il s’agit, et j’en parle plus bas d’une transition.

Véganisme

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Chacun son rythme et son chemin.

J’ai une anecdote concernant le véganisme. J’avais adhéré à une grande association vegan française (célèbre pour ses vidéos d’abattoirs entre-autres) et ils organisaient une rencontre dans un café du coin. Je me suis proposé pour participer. Différents sujets étaient présentés, notamment au niveau nutrition, les carences tout ça. J’ai choisi ce thème là car c’était ce que je connaissais le plus. Les gens étaient libres de venir discuter aux différentes tables pour échanger sur les sujets choisis. Il n’y avait pas grand monde. Il faut dire qu’organiser ça un quatorze juillet, faut pas être doué non plus… J’avais donc invité des amis à venir, pensant que les gens de l’asso, avec moi, étaient assez ouverts, dans une démarche d’échange et d’information. Grand mal m’en a prit. Mes amis (pas végétariens, mais que je pensais réceptifs à tout échange ouvert) furent choqués par les propos tenus. Pas de transition. C’était tout noir ou tout blanc. Végan ou pas végan. Il fallait être comme ça, penser de telle manière.

Problème, je ne fonctionne pas comme ça non plus. Personnellement je pense que changer une habitude aussi importante que son alimentation est un grand travail sur soi. Il faut redécouvrir et ré-apprendre à s’alimenter et à cuisiner. Cela ne se fait pas du jour au lendemain pour la plupart des gens. Chaque personne, qui reçoit des informations peut avoir, ou non, un déclic à tel ou tel moment. Chacun évolue à son rythme. Ce qui compte, c’est d’informer, communiquer sur les découvertes scientifiques et de démentir les éléments marketing qui peuvent manipuler nos choix et décisions à tort.

Consom-acteur

Mis à part ce coté “gentil versus méchant” qui m’avait freiné dans ma démarche (et m’avait d’ailleurs immédiatement éloigné de ces gens), je suis plus que favorable à une démarche respectueuse des animaux. Ma famille et mes amis le savent, ça compte beaucoup pour moi. Si j’en avais l’occasion je pense que j’aurais une véritable arche de Noé à la maison.

Encore autre chose. Posséder trois-quatre poules, en prendre soin jusqu’à leur belle mort (= une mort naturelle, la plus vielle possible) et récupérer les œufs, je ne pense pas que ça soit comparables aux élevages quel-qu’ils soient. C’est un échange de bon procédés, peut-on dire. Pas de l’exploitation forcenée et au détriment de l’animal lui même.

Je m’interdis d’acheter un produit testé sur des animaux (c’est beaucoup plus facile comme transition que l’alimentation) ou des chaussures en cuir/daim (et pourtant j’adore les richelieu). Je pense que s’il est difficile pour quelqu’un d’attaquer le coté alimentation, c’est une autre piste pour attaquer le problème et découvrir d’autres choses. Certes il s’agit d’arrêter une marque qu’on aimait, mais on va en découvrir des dizaines d’autres, ainsi que des produits qu’on aurait jamais soupçonné aimer. Arrêter la consommation de produits animaux n’est pas un abandon, c’est simplement un changement pour autre chose de mieux. Je vous conseille de rechercher les marques avec un label Cruelty free.

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En bref, je continue mon chemin et soutien l’idée que c’est à chacun d’agir à son rythme et à son niveau pour changer les choses. Et vous, qu’en pensez vous ? Quel est votre régime alimentaire ?


Vincent est développeur web & scrum master au travail. Défenseur des droits des animaux, il est également adhérent à Ferus et le secrétaire général de l'association Happy Culture Chantilly.

Commentaires (12)

  1. Ton approche est plutôt saine. Un chemin progressif et basé sur des arguments convainquant.
    On aurait vraiment besoin d’éduquer massivement les français à ces problématiques, mais il est dur de changer les habitudes des gens.
    Bravo à toi et merci pour cet article !

    1. Hello,
      Yes j’essaie merci 🙂
      C’est là toute la problématique, d’une personne à l’autre il faudra soit des informations venant des bonnes sources au bon moment, soit des informations chocs… C’est pas simple…

  2. Bonjour Vincent.
    Je ne suis nivegan ni végétarien mais plutôt (je men excude) une carnivore presque invétérés. Or, j’adore les animaux. Ton article ma permis de repenser les choses. Mon Amour pour les animaux vivants et morts est incompatible, je ne m’en rend compte que maintenant. C’est vrai que devenir végétarien est un processus qui doit cheminer au rythme de chacun. Jusqu’à présent, jai souvent reprocher aux Jean, et autres leur radicalisme. Et c’est souvent ce radicalisme qui ma empêché de me projeter autrement qu’en carnivore. Bref….en tout ça merci pour l’article et les referzncesbpour creuser l’idée.

    1. Hello,
      Eheh, peut-on aimer les animaux et les manger, pas vraiment :O Je suis content si mon article t’a apporté quelque chose !

  3. J’apprécie le fait que ton article ne soit pas culpabilisant, ni dans l’extrême. Je ne suis pas végétarienne, ni vegan. Personnellement, je ne cherche pas à arrêter totalement cette consommation même si je tends à la diminuer. Je pense que chacun doit avancer à son rythme.

    1. Hello,
      C’est déjà super. Si tout le monde était flexitarien, ça irait déjà mieux. Malheureusement ça n’est pas le cas… Sans parler des lobbies de la viande qui font de la publicité pour la viande à destination des flexitariens (j’ai vu ça tout à l’heure), je trouve ça révoltant…

  4. Salut Vincent ! Oui c’est comme pour tout changement, chacun son rythme et ses envies. Je comprends tous tes choix. Je mange encore de la viande car je ne pense pas à l’animal quand je vois des morceaux. Je ne pense pas à sa condition de vie, car je me dis qu’heureux ou non, on l’a élevé pour le tuer, ce qui est déjà difficile à accepter. En morceau de viande, on ne peut plus rien pour lui. Je changerais peut être un jour, dans tous les cas je n’en mange pas beaucoup pour des raisons de budget et je ne mange pas de viande de chasseurs…

    1. Hello Pep,
      Oui on l’a élevé pour être tué mais “il aurait bien voulu vivre”. C’est forcément culpabilisant que de manger de la viande et de savoir ce qui s’est produit avant d’avoir un steak haché dans une barquette en plastique. Sans parler des conditions justement d’élevage et d’abattage… C’est pour ça que je trouve cette petite vidéo choc pas mal du tout. Si chacun devait tuer l’animal qu’il veut manger, quasiment plus personne n’en mangerait.
      J’avoue que le budget est un argument de plus si besoin est.

      1. Hihi oui mais la vidéo je ne souhaite justement pas la regarder :D, je me doute bien… Si je n’aimais pas franchement la viande j’aurais pu arrêter facilement ayant conscience de ces conditions. Mais j’ai déjà un régime alimentaire qui peut être un peu restrictif et je continue pour l’instant avec un peu de viande. Sachant que je ne l’achète que chez mon boucher qui me garantit sa provenance et les conditions d’élevage. Après ça n’enlève en rien la tuerie, qui est quelque chose que je n’admets pourtant pas. Si un peu compliqué comme sujet en fait…!

  5. Bonjour,

    J’ai pris plaisir à lire ton article car tu t’exprimes avec toute transparence et j’apprécie. Je pense comme toi dans le sens où c’est un chemin unique qui peut prendre un peu de temps. Step by step ! Bonne continuation dans ta démarche.

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